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ACTUALITE
Date de publication : mercredi 26 août 2026 - Source : Ichretien.com avec Autre Presse InternationalAu Laos, des familles chrétiennes expulsées prient dans la forêt![]()
Chassées de leurs habitations en raison de leur foi, plusieurs familles chrétiennes du Laos vivent désormais sous des tentes de fortune dans une zone forestière, où elles continuent de se réunir pour prier malgré la précarité et les risques de nouvelles persécutions.
Sans électricité ni eau courante, Kanya* et son mari Phonesay* vivent sous une tente avec d’autres familles chrétiennes dans une zone rurale du Laos. Le terrain sur lequel elles sont installées appartient à l’État et leur situation demeure précaire. Leur lieu de culte se résume à une simple tente recouverte d’un toit en plastique, sans murs ni infrastructures. Selon l’organisation chrétienne Portes Ouvertes, ces familles ont été contraintes de quitter leurs précédentes habitations en raison de leur appartenance religieuse. Kanya et Phonesay vivaient auparavant dans une maison qui aurait été détruite après qu’ils ont été accusés d’y organiser un groupe religieux chrétien. Le couple s’est ensuite réfugié dans une maison abandonnée, dans l’attente d’une décision des autorités. La situation s’est progressivement étendue à d’autres chrétiens de la région, également contraints de quitter leurs foyers. Au total, huit familles se sont retrouvées regroupées sur le même site. Elles ont obtenu l’autorisation de s’installer dans une zone rurale où elles espéraient construire de nouvelles habitations. Mais le terrain qui leur a été attribué était inhabitable, selon Portes Ouvertes. Avec l’aide de partenaires locaux de l’organisation, les familles ont reçu des matériaux de construction et de la nourriture, tandis que le terrain a été préparé pour accueillir de nouvelles tentes. Pour ces chrétiens, la forêt est devenue un lieu de refuge, mais aussi un espace de culte. « Vivre dans la forêt avec d’autres chrétiens me rend heureux, car nous partageons la même foi », témoigne Phonesay, cité par Portes Ouvertes. « Le Seigneur nous a donné le temps de l’adorer ici. Nous l’adorons chaque jour. » Le répit reste toutefois fragile. Les familles affirment avoir été averties qu’elles ne devaient pas parler de leur foi en dehors de leur lieu de vie. Elles craignent également de nouvelles restrictions concernant l’occupation du terrain. « Le terrain appartient au gouvernement, mais je n’ai pas peur. Je fais confiance à Dieu », affirme Kanya. Au Laos, les communautés religieuses non enregistrées sont soumises à une surveillance étroite et peuvent faire l’objet de pressions ou de restrictions, particulièrement dans certaines zones rurales. Malgré les expulsions, la précarité et l’incertitude, Kanya et son mari disent vouloir poursuivre leur pratique religieuse. « Si nous rencontrons des difficultés, nous devons faire confiance à Dieu », explique Kanya. « À travers les difficultés, nous pouvons devenir plus forts. » retour QUE PENSEZ-VOUS DE CET ARTICLE
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