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Date de publication : lundi 18 mai 2026 - Source : Ichretien.com avec Autre Presse AfriqueLes gouvernements ougandais et tanzanien renforcent leurs liens avec les Églises malgré des tensions persistantes![]()
KAMPALA/DARES-SALAAM – Les gouvernements de Ouganda et de Tanzanie ont récemment multiplié les déclarations saluant le rôle des Églises dans la stabilité sociale et le développement, alors que les relations entre les autorités et certains responsables religieux restent marquées par des désaccords sur les questions démocratiques et les droits humains.
En Tanzanie, le Premier ministre Mwigulu Nchemba a affirmé que les organisations religieuses contribuent au renforcement des valeurs morales, de la cohésion sociale et de l’unité nationale, qu’il considère comme essentielles au développement du pays, Christiandaily.com. S’exprimant lors d’un culte organisé par Evangelical Lutheran Church of Tanzania dans la région d’Iringa, il a salué l’action des Églises dans la préservation de la paix et de la discipline sociale. « Les institutions religieuses demeurent des piliers de la moralité et de l’unité nationale », a-t-il déclaré, tout en mettant en garde contre les divisions susceptibles d’être provoquées par les rivalités économiques et les influences extérieures. Ces propos rejoignent ceux du président ougandais Yoweri Museveni, qui a récemment souligné le partenariat historique entre l’État et l’Église dans la transformation de la société ougandaise. Lors d’un rassemblement religieux, M. Museveni a estimé que les institutions chrétiennes avaient joué un rôle important dans l’éducation, les soins de santé et la lutte contre la pauvreté, au-delà de leur mission spirituelle. « L’Église n’a pas seulement prêché l’Évangile, elle a aussi aidé les communautés à sortir de la pauvreté », a-t-il déclaré. Ces prises de position interviennent dans un contexte où les gouvernements d’Afrique de l’Est continuent de s’appuyer sur l’influence des institutions religieuses, souvent considérées parmi les structures les plus crédibles auprès des populations. Mais cette proximité entre pouvoir politique et autorités religieuses reste régulièrement source de tensions. En Ouganda comme en Tanzanie, plusieurs responsables anglicans, catholiques et pentecôtistes ont critiqué les gouvernements sur les questions de démocratie, de libertés publiques et de droits humains. En Ouganda, l’évêque anglican à la retraite Zac Niringiye s’est notamment illustré comme l’une des voix religieuses les plus critiques du pouvoir de Yoweri Museveni lors de périodes de contestation politique et d’élections controversées. D’autres responsables religieux ont également dénoncé le traitement réservé aux opposants politiques et les restrictions imposées aux libertés civiles, appelant à plusieurs reprises à des élections pacifiques et transparentes. Parallèlement, certains observateurs reprochent à une partie du clergé une proximité excessive avec les autorités politiques, alimentée par la présence fréquente de responsables politiques lors des cultes et par les dons accordés aux Églises. En Tanzanie, les tensions entre pouvoir et responsables religieux se sont accentuées sous l’ancien président John Magufuli et persistent sous l’administration de Samia Suluhu Hassan. L’an dernier, les autorités tanzaniennes ont retiré l’autorisation d’exercer d’une Église liée au prédicateur pentecôtiste et homme politique Josephat Gwajima après des critiques visant des violations présumées des droits humains et des disparitions forcées. Au Kenya, le National Council of Churches of Kenya a récemment annoncé que les responsables politiques ne pourraient plus utiliser les autels des Églises pour défendre des agendas partisans pendant les cultes. Selon plusieurs chercheurs, les Églises d’Afrique de l’Est occupent aujourd’hui une position délicate, cherchant à maintenir leur coopération avec les gouvernements tout en conservant leur rôle de conscience morale et de contrepoids dans le débat public. Malgré des tensions périodiques, les autorités de la région continuent de considérer les institutions religieuses comme des partenaires essentiels dans le maintien de la paix sociale et la construction de l’identité nationale. retour QUE PENSEZ-VOUS DE CET ARTICLE
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