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ACTUALITE
Date de publication : mardi 28 juillet 2026 - Source : Ichretien.com avec Autre Presse AfriqueOuganda : un jeune pasteur tué après un débat interreligieux marqué par la conversion de deux femmes musulmanes![]()
MBALE (Ouganda) – Bernard Mulongo, pasteur ougandais de 25 ans, a été tué dans la soirée du 18 juillet 2026 près de Mbale, dans l’est de l’Ouganda, quelques heures après avoir participé à un débat public entre responsables chrétiens et musulmans au cours duquel deux femmes musulmanes se seraient publiquement converties au christianisme. Un imam ayant participé à la rencontre figure parmi les suspects évoqués, tandis que la police poursuit ses investigations, selon Morning Star News.
Responsable de la New Restoration Church of Christ, dans le district de Butebo, Bernard Mulongo s’était rendu à Mbale pour prendre part à un dialogue interreligieux en plein air, selon les témoignages recueillis par Morning Star News. Au cours des échanges, le jeune pasteur aurait développé une argumentation qui aurait conduit deux femmes musulmanes présentées comme influentes à déclarer publiquement leur conversion au christianisme. Selon le pasteur David Omala, présent lors de la rencontre, l’imam Hassan Musa aurait vivement réagi après ces conversions et adressé des menaces à Bernard Mulongo. Le témoin affirme également que le responsable musulman aurait tenu d’autres propos encourageant la violence contre les chrétiens. Ces accusations reposent à ce stade sur des témoignages rapportés par Morning Star News. Hassan Musa est présenté comme un suspect, et non comme l’auteur établi du meurtre. Au moment de la publication du récit initial, aucune arrestation n’avait été annoncée et l’enquête policière était toujours en cours. Après le débat, Bernard Mulongo avait également participé à une émission sur une radio locale de Mbale. Son père, Dawuson Mwangu, estime que les événements de cette journée avaient suscité la colère de certaines personnes. Dans la soirée, le pasteur a quitté la station de radio en compagnie de son ami Robert Mukisa. Les deux hommes circulaient sur la même moto et se dirigeaient vers leur lieu d’hébergement lorsque plusieurs individus à moto les auraient dépassés avant de leur barrer la route à hauteur du village de Jami, à environ 14 kilomètres de Mbale. Robert Mukisa affirme avoir entendu l’un des assaillants leur reprocher d’avoir conduit des musulmans vers une autre religion et d’avoir profané leur livre sacré. Pris de panique, il aurait sauté de la moto avant de prendre la fuite pendant que les agresseurs retenaient Bernard Mulongo. Après avoir parcouru environ deux kilomètres, Mukisa a alerté la police et des responsables chrétiens. Son témoignage a ensuite été recueilli par les forces de l’ordre. Informé de l’attaque, le pasteur David Omala s’est rendu sur les lieux avec le père de Bernard Mulongo. Le jeune pasteur a été retrouvé mort. Son corps présentait plusieurs blessures à la tête, à la main droite, à la poitrine et au dos. Il a été transporté à la morgue de Mbale pour un examen post-mortem, avant d’être remis à sa famille pour son inhumation dans le village de Petete, dans le district de Butebo. Bernard Mulongo laisse derrière lui son épouse et deux enfants âgés de 4 et 7 ans. Sa famille a demandé une enquête approfondie afin que les responsables du meurtre soient identifiés et poursuivis. Au moment des premiers comptes rendus, Hassan Musa était recherché et aucune arrestation n'avait été signalée. Ces éléments rendent nécessaire la prudence quant à l'identité et aux motivations précises des auteurs tant que l'enquête n'a pas abouti. Le meurtre intervient dans un contexte où Morning Star News affirme avoir documenté plusieurs attaques et actes de persécution visant des chrétiens en Ouganda. La Constitution et la législation du pays garantissent pourtant la liberté religieuse, notamment le droit de pratiquer et de propager sa foi ainsi que celui de changer de religion. La mort de Bernard Mulongo rappelle ainsi les risques auxquels peuvent être confrontés certains responsables religieux dans des zones marquées par de fortes tensions interconfessionnelles. À seulement 25 ans, le pasteur laisse derrière lui une famille, une communauté chrétienne endeuillée et une affaire dont les circonstances restent désormais à éclaircir par les autorités ougandaises. retour QUE PENSEZ-VOUS DE CET ARTICLE
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