Le secrétaire général des Chantres Unis International a échangé avec Ichretien.com, lors de son bref séjour sur le sol ivoirien sur plusieurs actions posées par les Chantres Unis International au Tchad dont la construction d’un hôpital. Il s’est aussi prononcé sur le SILA 2016.
Je suis Ndjegoltar Armand, président des Chantre Unis du Tchad et secrétaire général des Chantre Unis International (CUI).
Qu’est-ce qui motive votre présence en CI ?
Nous avons choisi d’organiser la 8ème Edition du SILA 2016 ici en CI du 1 au 12 Août à Yamoussoukro, il était question d’avoir quelques concertations afin de voir si les orientations sont bien claires et si les démarches de préparations sont bien entamées. Telle est la raison de nôtre présence. Il s’agissait également de nous donner les directives qu’il faut afin de passer du stade de séminaire à celui d’un symposium digne de ce nom.
Nous savons que depuis le 22 Avril 2016 vous avez posé un acte assez fort au Tchad, vous avez fait don de matériaux sanitaire à 11 centres hospitaliers et cela en vue d’améliorer les conditions d’accueil de la population. Nous aimerions savoir quelles sont vos motivations alors que vous êtes chantres ?
Cette décision tire son origine depuis le SILA 2000 à Yamoussoukro. A Yamoussoukro, nous avons commencé à réfléchir pour dire qu’il ne suffit pas seulement d’adorer sans pour autant accompagner cela par des œuvres. Il est question ici de la foi et des œuvres, chemin faisant en 2006-2008, il ya eu une confirmation que les chantres devaient déjà choisir une nation dans laquelle implanter un projet d’hôpital et le Tchad a été retenu depuis 2008.
Nous avons commencé à réfléchir sur ce projet et nous l’avons même partagé avec des églises et des frères dans la foi un peu partout dans le monde. Il s’est trouvé qu’une organisation chrétienne en Europe a déjà trouvé un lot de matériels pour ce projet d’hôpital. Le matériel a donc été transféré au Tchad quand bien même nous n’avions pas commencé la construction de l’hôpital. On s’est dit qu’il n’était pas nécessaire de conserver ce matériel dans des contenaires pour attendre la construction. Pendant ce temps autour de nous, il ya des hôpitaux qui n’ont même pas le matériel d’accueil nécessaire.
C’est ainsi que les CUI, les partenaires extérieurs mais aussi avec les partenaires nationaux ont décidé de faire des distributions de ces équipements à des hôpitaux. Nous avons voulu montrer qu’il n’y a pas que la dimension louange qui est spirituelle mais il ya aussi la dimension physique des choses qui retiennent aussi nôtre attention car l’homme est un tout.
Vous parlez du projet hôpital Gbondegalate, nous aimerions savoir comment ce projet touche les Chantres Unis International ?
En fait, quand vous prenez les chantres unis, il ya diversité de dons, de talents et de compétence à l’intérieur des Chantres Unis Inter, on se dit que certes nous nous retrouvons pour chanter mais au-delà chacun de nous a une compétence. Comment faire ? Comment trouver le cadre pour que ces compétences soient mutualisées ? Nous avons donc retenu un domaine qui est assez concret pour les activités qui touchent la vulnérabilité des hommes.
Cela voudrait dire que chaque pays peut participer dans ce projet à travers des ressources humaines, à travers des conseils. Il y a des pays qui donnent des conseils sur la mise en place du projet architectural, il y en a qui le font sur la mise en place de la technicité de cet hôpital.
Quels sont les départements qui devraient composer cet hôpital et même à terme quelle école de formation adosser à cet hôpital pour que les ressources humaines ne soient pas un problème.
De l’autre côté, il ya la dimension évangélisation qui fait que nous avons souhaitez implanter l’hôpital dans un village complètement musulman.
Quel est le mode de financement du projet de l’hôpital quand on sait que sa construction n’a pas démarré ?
Aujourd’hui, nous sommes en contact avec des institutions chrétiennes de par le monde qui s’occupent de tout ce qui est projet d’hôpital. Ces institutions participent à nous mettre en relation avec des circuits de financements pour des projets d’hôpital.
Ce projet ouvre t-il la voie à d’autres projets pour l’avenir ?
Nous avons pensé qu’au-delà du projet d’hôpital, nous pouvions développer le projet de centre de conférence, nous pourrions aussi développer des projets dans le domaine des médias. J’ai eu donc, à travers les CUI, à développer au Tchad un projet de télévision « ElectronTv ». Cette chaine sera donc une télévision privée généraliste commerciale. Nous pouvons continuer à développer une chaîne de projets assez structurés pour permettre que les chantres ne soient pas simplement des personnes déséquilibrées parce que si tu es chantre et que tu n’as pas d’autres activités, tu seras certainement déséquilibré et tu n’auras pas un impact sur ceux qui sont autour de toi.
En ce qui concerne le SILA 2016, vous en êtes à quel niveau sur le plan organisationnel à ce jour ?
Nous pouvons dire que le train a été lancé dans les différents pays, il faut constater malheureusement que nous accusons un certain retard dans la préparation. Mais à ce jour dans les différentes nations, le lancement des préparatifs a été effectif et le Séminaire de Louange que nous appellerons bientôt le Symposium de louange et d’adoration n’est pas quelque chose de nouveau dans ces nations. Elles savent ce que cela peut apporter dans la vie d’une église, d’une nation, d’un chantre et je veux donc dire que ce retard ne nous inquiète pas car nous estimons bien que les gens sauront percevoir toute la portée du SILA.
Interview réalisé par Ichretien.com et Radio Fréquence Vie
retour