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ACTUALITE

Date de publication : Lundi 08 Mai 2017 - Source : Ichretien.com

Côte d'Ivoire

Délormas : Aucun culte ne peut se faire efficacement sans la louange


Délormas : Aucun culte ne peut se faire efficacement sans la louange
Journaliste et chantre formateur, Gnagne François Délormas contribue à revaloriser la musique chrétienne. Il n’hésite pas à parcourir des kilomètres afin de servir le Seigneur. Grâce aux séminaires, plusieurs sont édifiés et comprennent combien de fois le syncrétisme s’invite dans nos louanges et adorations. Ichretien.com a rencontré Délormas à Gagnoa, suivez l’entretient.

Ichretien.com : Bonjour Delormas, si je devais vous présenter, que devrais-je dire?
François Delormas : Bonjour, je m'appelle Gnagne François Delormas. Ce n'est pas un nom d'emprunt, c'est mon nom à l'État civil. Dieu merci, c'est artistique et ça cadre donc avec le métier que nous faisons à la radio. Je suis joirnaliste de formation, enseignant de grandes écoles (communication) au BTS, chantre formateur et c'est à ce titre que nous sillonnons les églises pour faire la formation selon les besoins des églises. C'est une formation qui s'étend sur un mois, si elle est entière.

Depuis l'âge de 16 ans, j'ai commencé à servir dans l'église. J’ai fait “Podium” qui est un concours pour les orchestres ce qui m'a donné une manière de voir la musique. J'ai constaté qu'il y avait des talents mais l'œuvre était fait avec négligence. Pour moi, l'église allait être le creuset où on allait s'exprimer. Mais je remarquais qu'il y avait toujours un souci dans ce ministère, même quand il y avait les instruments. Ensuite, il y a eu la formation académique universitaire, le stage à la radio Côte d'Ivoire. Puis, je suis allé à la radio " Fréquence Vie " qui venait de s'installer. On a été les premiers à travailler à cette radio. Et là encore, dans les émissions de musique, j'ai vu la transposition des problèmes de l'église à la radio. Les artistes avaient des problèmes. J'ai vu qu'il y avait un fardeau, une nécessité. Il fallait la formation, sensibiliser l'église et montrer aux pasteurs que c'est un ministère qu'il fallait soutenir. Ce poids était tellement fort pour moi que j'ai décidé d'arrêter d'animer les cultes.

Dieu voulait m'amener à comprendre que c'était un ministère que j'exerçais et puis de communiquer avec les chantre eux-mêmes et autour de moi. Pour moi c'était quelque chose de très important dans l'église, mais les gens ne percevaient pas cela. Cela m'a beaucoup intrigué et affecté. J'ai beaucoup interpelé les pasteurs sur ce problème. Souvent ils estimaient qu'on exagérait. Alors je me suis dit qu'il fallait poser le problème autrement, qu'il fallait formaliser les problèmes des artistes sous forme de document. Et j'ai commencé à écrire et les églises ont aussi commencé à me solliciter pour la formation qui s’est bonifié au fur et à mesure.

Cette charge vous a donc conduit à entreprendre des démarches vers les pasteurs ?
Effectivement! Si je dis que ça n'a pas changé, je serai ingrat. 30 ans en arrière et maintenant, je pense qu'il y a beaucoup d'évolutions. Si le problème était réglé, on ne serait pas en train encore de dénoncer cela. Si aujourd'hui, les églises, les instituts bibliques nous invitent c'est qu'elles ont compris le message. Et pour moi, c'est déjà une victoire.

Très souvent le problème entre les pasteurs et les musiciens c'est un problème pecunier. Pensez-vous qu'il faut rémunérer les musiciens qui jouent à l'église ?
Oui le problème est réel. Si on considère que le chantre est un serviteur de Dieu. Le serviteur de Dieu qu'il est a besoin d'un salaire. Peut-être le terme "salaire" dérange, alors appelons-le “soutien d'encouragement”. Nous autres avons vu le problème de loin c'est pourquoi on s'est investi dans les études. De sorte qu'aujourd'hui, je ne peux pas dire que j'attends un soutien de l'église pour mener ma vie. Si ça vient gloire à Dieu.

Par contre il y en a parmi nous qui ont cela comme métier. Ils ont des diplômes dans ce domaine. Ceux là s'ils sont dans l'église au service du Seigneur et qu'ils sont consacrés à cela à plein temps. Ils exercent ce ministère comme un métier, je pense que l'église doit s'occuper d'eux. Parce que c'est leur métier. C'est normal que l'église réfléchisse sur les conditions de son soutien. Quitte à l'église de définir comment elle veut appeler cela, salaire, soutien, rente... Si l'église ne le fait pas, une autre église le fera et il partira. Et ceux qui ne sont pas trop affermis se retrouveront dans les cabarets. C'est une réalité qui s'impose à nous.

Pour Delormas, est-ce que la musique peut influencer la société ivoirienne ?
Ce n'est pas qu'elle peut, mais elle influence la société. Je le dis et je réitère, cela confirme la thèse selon laquelle la musique est le reflet de toute organisation sociale. Aujourd'hui vous allez dans n'importe quel pays, n'importe quel village ou hameau, vous verrez que chaque tribu, chaque peuple à sa manière de s'exprimer, de chanter et de danser. La musique agit sur la société. Aujourd'hui regardez la jeunesse et regardez la musique... La musique fait la société, l'environnement. Ça s'impose à nous. Si nous faisons de la musique dans le but de faire danser seulement, on aura une jeunesse désœuvrée. Quand on chante seulement le sexe, c'est la dépravation et c'est ce qu'on voit.

Est-ce que au niveau de l'église, la louange doit-elle être basée uniquement sur la bible?
Mais oui, C'est l'église. On ne peut pas faire autre chose. Notre mission c'est la parole de Dieu. Puisque au commencement était la parole et la parole était avec et la parole était Dieu Jean 1:1. Jésus que nous confessons chaque jour, on dit qu'il est sa parole. Col 3dit:" quoique nous fassions, faisons tout pour la gloire de Dieu". Ceux qui utilisent les termes mondains on besoin d'être formés, ils sont ignorants. Sinon celui qui sait, ne peut pas prendre un feu étranger pour l'introduire dans la louange à Dieu.

Dans la formation que vous donnez, vous citez souvent en exemple les cantiques écrits par des pasteurs. Alors quelles actions devraient poser les pasteurs pour remédier à cette situation ?
Les pasteurs font leur travail, nous aussi on fait notre part. Effectivement, ils ont leur part de responsabilité. Mais j'ai fini par comprendre que c'est parce qu'ils sont ignorants à ce sujet. Comme le Pasteur Kaboré l'a dit, si c'est pour former pour la prédication, il n'y a pas de problème. Mais la musique c'est pas son domaine. Lui au moins à le mérite de le reconnaître. Le problème n'est pas de traiter avec les pasteurs en terme de conflits. Mais de continuer à plaider auprès d'eux avec sagesse.

Aucun culte ne peut se faire efficacement sans la louange. Ceux qui sont encore fermés, c'est parce qu'ils ont été déçus par nous. Il faut que nous nous donnions la force par l'argumentation et par notre comportement. En sorte que nous qui sommes des leaders, quand nous allons leur parler qu'ils nous disent on a compris. Si nous travaillons à notre niveau sur nous-mêmes ils seront bien obligés de nous comprendre. La bonne attitude contamine.

Vous êtes une personne ressource en matière musicale. On est tenté de se demander quel est le retour que vous avez de ces formations que donnez dans ces églises ?
On a de bon retours. Pour la majorité des églises où nous sommes passés, il y a de bonnes réactions. Mais les églises sont ce qu'elles sont. On souhaiterait que ce ne soit pas un effet de mode. On l'applique un moment et après on retombe dans les mêmes habitudes. Quitte aux pasteurs et aux responsables de faire appliquer ce que nous leur avons appris. Quand nous sommes invités par un pasteur, c'est dire qu'il y a un besoin. Et nous en tant que spécialiste, nous venons apporter la formation en la matière. Maintenant c'est aux pasteurs de veiller à l'application de ce qui a été enseigné et non à nous. Nous faisons nos évaluations à notre niveau. Et nous avons toujours eu un bon retour.

Au vu de ce que nous avons appris, quel espoir d'avoir désormais une véritable louange dans nos églises ?
On périt par manque de connaissance. Quand on n'est pas éclairé sur quelque chose, on a une façon d'aborder différente. Je vous donne l'exemple de la femme samaritaine. Au départ elle discutait, mais quand elle a compris qui était Jésus son langage a changé. Je pense que quand le voile tombe on a une autre approche de la chose. C'est pourquoi nous mettons un accent sur la formation académique, technique et spirituelle. Si on met les moyens dans la formation technique et biblique les résultats vont suivre.

Je vous remercie.
C'est moi qui vous remercie.

Réalisé par Nathanaël
 


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