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Date de publication : vendredi 21 août 2026 - Source : Ichretien.com avec Autre Presse

International

Face aux pressions extérieures, 20 pays africains font bloc pour défendre la famille


Face aux pressions extérieures, 20 pays africains font bloc pour défendre la famille
Des représentants de 20 pays africains ont apporté leur soutien à une charte réaffirmant notamment la conception du mariage comme l’union entre un homme et une femme. Le document, adopté à l’issue d’une conférence organisée à Accra, au Ghana, défend également la souveraineté des États africains dans l’élaboration de leurs politiques familiales et rejette l’idée d’un droit international à l’avortement.



Une initiative qui entend faire entendre une voix africaine sur les questions liées à la famille, aux valeurs sociales et à la souveraineté des États. Réunis à Accra, au Ghana, des représentants de 20 pays africains ont apporté leur soutien à la Charte africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs, rapporte SPUC.

Le document s’inscrit dans le prolongement d’une série de conférences interparlementaires organisées sur le continent depuis plusieurs années. Il réaffirme plusieurs principes liés à la protection de la famille et appelle les États africains à conserver leur liberté dans l’élaboration de leurs lois et politiques publiques.

Parmi les dispositions qui retiennent particulièrement l’attention figure la défense d’une conception traditionnelle du mariage.
La Charte présente le mariage comme l’union entre un homme et une femme et reconnaît les êtres humains selon les catégories biologiques masculine et féminine.
Le texte propose également de réexaminer certaines législations considérées par ses promoteurs comme pouvant fragiliser la famille.

À travers cette position, les défenseurs de la Charte souhaitent notamment affirmer le droit des nations africaines à définir elles-mêmes leurs politiques familiales et sociales, sans subir, selon eux, de pressions extérieures.

Son article 7 affirme qu’il n’existe pas de droit international à l’avortement, s’opposant ainsi aux démarches visant à intégrer cette pratique dans les droits internationaux relatifs à la santé sexuelle et reproductive.

La Charte défend également la protection de la vie et se montre opposée à la légalisation de la prostitution ainsi qu’à certaines politiques liées à l’identité de genre.
Pour ses promoteurs, ces questions doivent relever en priorité de la souveraineté des États et des choix opérés par les peuples à travers leurs institutions.
L’élaboration de la Charte a débuté lors de différentes rencontres organisées en Ouganda entre 2023 et 2025.

Une première version du texte avait été présentée en mai 2025 à Entebbe par des parlementaires issus de 28 pays africains, avec la participation de l’Association du barreau africain et de la Fondation pour le patrimoine culturel africain.

La conférence organisée à Accra a ensuite permis d’aboutir à une approbation officielle du document par des représentants de 20 pays.

Au-delà des questions liées à la famille, la Charte aborde également plusieurs enjeux économiques et politiques.
Ses promoteurs plaident notamment pour une plus grande autonomie des pays africains dans la gestion de leurs ressources naturelles, de leur agriculture et de leurs relations commerciales.

Le document encourage entre autres la protection des semences indigènes, le soutien aux systèmes agricoles gérés par les producteurs locaux et une meilleure valorisation des matières premières sur le continent.

La Charte appelle également à réduire les obstacles au commerce entre les pays africains.
À travers ces différentes propositions, les initiateurs du texte établissent un lien entre la protection de la famille et une vision plus large de l’autodétermination des nations africaines.

Si vingt pays ont soutenu la Charte, l’Afrique du Sud n’a pas apporté son approbation au document.
Selon les informations rapportées par les promoteurs de l’initiative, certaines dispositions seraient difficilement compatibles avec les garanties prévues par la Constitution sud-africaine, notamment en raison de la reconnaissance légale du mariage entre personnes de même sexe dans le pays.

Cette position souligne les divergences qui existent sur le continent africain concernant les questions liées à la famille, à la sexualité et aux politiques sociales.
Pour les organisations et responsables qui soutiennent cette initiative, la Charte représente une réponse à ce qu’ils considèrent comme des pressions exercées par certains gouvernements et institutions étrangères sur les politiques sociales africaines.

John Deighan, directeur exécutif de l’organisation britannique Society for the Protection of Unborn Children (SPUC), s’est notamment félicité de l’adhésion de plusieurs pays africains.

Selon lui, le développement du continent ne devrait pas être conditionné à l’adoption de politiques contraires aux conceptions traditionnelles de la famille défendues par de nombreuses sociétés africaines.

Avec le soutien de 20 pays, la Charte africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs ouvre ainsi un nouveau front dans le débat sur la place des normes internationales et l’autonomie des États africains. Entre défense des valeurs traditionnelles et affirmation de la souveraineté nationale, ses promoteurs entendent faire de ce texte un instrument de réflexion et de positionnement pour l’avenir du continent. 



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