|
| |
|
ACTUALITE
Date de publication : jeudi 30 juillet 2026 - Source : Ichretien.com avec Autre Presse AfriqueNigeria : enchaînée après le meurtre de son mari et de deux de ses enfants, Sabina David dit avoir tenu grâce à la louange![]()
NIGERIA – Enlevée avec sa famille lors d’une attaque armée, Sabina David, veuve d’un pasteur nigérian, raconte avoir survécu à la faim, aux coups, aux humiliations et à la mort de plusieurs membres de sa famille en s’accrochant à sa foi et à la louange. Aujourd’hui libre, elle appelle les chrétiens à prier pour les communautés confrontées aux violences dans le pays.
Selon le témoignage relayé par Portes Ouvertes, le calvaire de Sabina David a commencé le 10 avril 2026, lorsque des hommes armés ont fait irruption à son domicile pendant que sa famille dormait. Douze personnes auraient été enlevées lors de l’attaque. Emmenée en captivité avec son mari et plusieurs membres de sa famille, elle raconte avoir été privée de nourriture et d’eau, battue et humiliée. Le lendemain de l’enlèvement, les violences auraient été telles qu’elle aurait perdu connaissance. « Je me suis réveillée et j’ai vu mon mari enchaîné au sol. Nous étions prisonniers comme des esclaves », témoigne-t-elle. Quelques heures plus tard, son mari aurait succombé aux blessures infligées durant la captivité. Selon Sabina, les ravisseurs auraient ensuite jeté son corps dans une rivière. À peine confrontée à la mort de son époux, la chrétienne affirme avoir été contrainte de danser devant ses ravisseurs tandis qu’ils continuaient à la frapper. Son épreuve ne devait pourtant pas s’arrêter là. Sabina, mère de six enfants, raconte avoir également assisté au meurtre de deux de ses enfants. « Ils ont tué mes enfants au même endroit où ils ont enterré mon mari », a-t-elle raconté. Ces éléments reposent sur son témoignage rapporté par Portes Ouvertes. Dans un contexte sécuritaire complexe où plusieurs groupes armés opèrent au Nigeria, les circonstances précises et l’identité des auteurs de l’attaque ne sont pas établies dans les informations fournies. Au milieu de la captivité, Sabina David affirme avoir trouvé dans la louange une force pour supporter l’épreuve. Alors qu’elle était enchaînée, affamée et confrontée à la violence, elle se remémorait les paroles d’un cantique chrétien exprimant son espérance de trouver son secours en Dieu. « Ces paroles fortifient ma foi et apaisent mon esprit. Et je rends toute la gloire à Dieu Tout-Puissant », a-t-elle témoigné. Son expérience rappelle plusieurs récits bibliques où la louange devient une expression de foi au cœur de l’adversité. Dans Actes 16:25, Paul et Silas, emprisonnés et attachés après avoir été battus à Philippes, « priaient et chantaient les louanges de Dieu » au milieu de la nuit. Le Psaume 34:2 traduit également cette disposition : « Je bénirai l’Éternel en tout temps ; sa louange sera toujours dans ma bouche. » Pour Sabina, chanter ne signifiait pas nier la souffrance qu’elle traversait, mais conserver un point d’appui spirituel alors que les circonstances semblaient lui avoir retiré tout espoir. Sabina David affirme que sa famille a été visée en raison de son engagement chrétien. Son mari était pasteur d’une Église locale et le couple était fortement impliqué dans le ministère. Après une période de captivité dont la durée n’est pas précisée dans le récit fourni, Sabina et une autre femme seraient finalement parvenues à s’échapper. Revenue auprès de ses quatre enfants survivants, la veuve doit désormais affronter les conséquences de l’enlèvement et la perte de son époux et de deux de ses enfants. « Je pensais que la mort était mon destin à cause de tout ce qui s’était passé. Mais Dieu est entré dans mon cœur. Il m’a réconfortée et fortifiée. Il m’a donné la force de vous raconter mon histoire », témoigne-t-elle. Une expérience qui fait écho à Psaume 46:2 : « Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. » Un appel à la prière pour les chrétiens du Nigeria Malgré sa libération, Sabina David affirme que la situation reste difficile pour de nombreuses communautés et lance un appel aux chrétiens à travers le monde. « Je veux que mes frères et sœurs en Christ sachent que nous n’avons pas la paix et que nous avons besoin de vos prières », demande-t-elle. Son témoignage intervient dans un contexte marqué par des attaques, des enlèvements et des déplacements de populations dans plusieurs régions du Nigeria. Les violences sont liées à des acteurs et des dynamiques multiples, notamment des groupes djihadistes, des bandes criminelles armées et des conflits locaux ; les communautés chrétiennes figurent parmi les populations durement touchées. Portes Ouvertes affirme avoir identifié au moins 5 400 familles chrétiennes déplacées ayant besoin d’une aide urgente. Chassées de leurs villages et privées pour certaines de l’accès à leurs terres agricoles, ces familles peuvent se retrouver confrontées à l’insécurité alimentaire, au manque de logement et à la perte de leurs moyens de subsistance. Dans son classement mondial 2026 consacré aux pays où les chrétiens subissent les plus fortes pressions et violences en raison de leur foi, l’organisation situe le Nigeria au 7e rang. La louange au milieu de la souffrance L’histoire de Sabina David met un visage sur les conséquences humaines de ces violences : une femme qui affirme avoir vu mourir son mari et deux de ses enfants, subi la captivité et connu la faim, les chaînes et les humiliations. Mais son récit est aussi celui d’une foi qu’elle dit avoir conservée au milieu de l’épreuve. Comme Paul et Silas qui priaient et louaient Dieu derrière les barreaux, Sabina raconte avoir fait de la louange une manière de tenir lorsque ses propres forces semblaient épuisées. Une attitude que résume Habacuc 3:17-18 : même lorsque les récoltes disparaissent et que les ressources viennent à manquer, le prophète affirme qu’il continuera à se réjouir en Dieu. Désormais libre mais profondément marquée par ce qu’elle a vécu, Sabina David porte une demande simple : que l’Église n’oublie pas dans ses prières les familles qui continuent de vivre dans la peur, le déplacement et l’insécurité au Nigeria. retour QUE PENSEZ-VOUS DE CET ARTICLE
VOIR AUSSI
Église ivoirienne : un grand rendez-vous se prépare dans la discrétion Église méthodiste : le Bishop Séraphin Moudé annonce une salle multimédia pour accélérer la transformation numérique Ghana : l’archevêque de Canterbury Sarah Mullally appelle les chrétiens à garder espoir dans les épreuves Bible : plus de 25 milliards d’exemplaires des Écritures distribués dans le monde depuis 1946 L’ODEC-CI veut réconcilier l’héritage des pères avec les aspirations des jeunes générations
|
|
|
|