REPORTAGE
Date de publication : lundi 22 juin 2026 - Source : Ichretien.com
Côte d’Ivoire
À Abidjan, la FHIG mise sur 80 nouveaux ambassadeurs pour porter son plaidoyer en faveur de la paix
Abidjan . Pendant trois jours, l’hôtel Azalaï de Marcory s’est transformé en tribune de la paix, du dialogue et des droits humains. Réunis à l’occasion de l’Assemblée générale internationale 2026 de la Fondation Humanitaire d’Intervention Globale (FHIG), responsables religieux, autorités civiles et partenaires institutionnels ont assisté, samedi 20 juin, à la prestation de serment de 80 nouveaux ambassadeurs, appelés à devenir les relais de l’organisation dans leurs régions respectives.
L’événement marquait l’aboutissement de deux années de formation pour ces hommes et ces femmes désormais investis d’une mission de médiation sociale, de promotion des droits humains et de prévention des conflits.

Pour le président de la fondation, Dr Paul Kodjo, cette cérémonie allait bien au-delà d’une remise de distinctions. Elle devait lever les interrogations autour de la FHIG et présenter officiellement son ambition aux autorités et à l’opinion publique.
« Nous voulions montrer qui nous sommes, ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons », a-t-il résumé devant la presse.
Selon lui, les nouveaux ambassadeurs ne sont pas seulement des représentants honorifiques. Ils sont appelés à agir comme des aumôniers internationaux capables d’intervenir dans les domaines de la médiation, de la justice sociale et de la défense des droits de l’homme.

L’organisation prépare désormais une nouvelle étape de son développement. Des démarches seront engagées auprès des pouvoirs publics afin d’obtenir les reconnaissances administratives nécessaires, tandis que les ambassadeurs déploieront progressivement les activités de la fondation dans leurs différentes localités.
Mais au-delà des annonces institutionnelles, c’est surtout le ton des interventions qui a marqué cette assemblée.
Parrain de la promotion et considéré comme l’un des doyens de l’aumônerie ivoirienne, le Révérend Atcho Philippe a recentré les débats sur la dignité humaine.

Devant une assemblée composée de responsables religieux de diverses confessions, de militaires et de représentants de la société civile, il a insisté sur ce qui, selon lui, rassemble les hommes avant toute appartenance religieuse.
« Sur les visages ici, je ne vois ni chrétiens, ni musulmans, ni animistes. Je vois des enfants de Dieu réunis pour servir l’homme », a-t-il déclaré.
Pour lui, la défense des droits humains n’est pas seulement une exigence juridique, mais un devoir spirituel. Il a rappelé que tous les êtres humains naissent égaux en dignité et que cette égalité doit inspirer aussi bien les médiateurs que les responsables religieux ou les institutions publiques.

Le doyen de l’aumônerie ivoirienne a également rendu hommage aux forces de défense et de sécurité, aux professionnels de santé ainsi qu’aux serviteurs de Dieu, qu’il considère comme trois catégories de personnes investies d’une mission particulière au service de la protection de la vie.
Évoquant la mission des nouveaux ambassadeurs, il les a décrits comme des « facilitateurs du vivre-ensemble », appelés à prévenir les conflits, accompagner les populations et renforcer la cohésion sociale partout où ils seront déployés.
Autre temps fort de la cérémonie, l’intervention de l’Apôtre Diomandé Mamadou a pris la forme d’un message de réconfort adressé aux responsables religieux.

Reconnaissant que certaines dérives individuelles contribuent parfois à ternir l’image du ministère pastoral, il a toutefois refusé toute généralisation.
« Dans tout corps excellent, il existe des faux. Ce n’est pas l’existence des faux qui enlève au corps son excellence », a-t-il affirmé.
Il a invité les hommes de Dieu à ne pas céder au découragement face aux critiques, estimant que leur vocation demeure l’une des plus nobles lorsqu’elle est exercée avec intégrité.
Son intervention s’est également transformée en plaidoyer pour la dignité humaine. Pour lui, défendre les droits de l’homme revient avant tout à protéger l’œuvre même du Créateur.

Au terme de cette Assemblée générale internationale, la FHIG quitte Abidjan avec une nouvelle promotion de 80 ambassadeurs et l’ambition affichée de renforcer son implantation sur l’ensemble du territoire ivoirien. Entre reconnaissance institutionnelle, médiation sociale et engagement religieux, l’organisation entend désormais faire de ces ambassadeurs les artisans d’une paix de proximité, au plus près des communautés.
Ethan
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