ABIDJAN, 7 août 2026 — Alors que la Côte d’Ivoire célébrait ce vendredi sa fête de l’Indépendance, l’Église Évangélique Shammah Marcory, Temple Espérance, a choisi cette même date pour son traditionnel Culte d’Actions de Grâces. Réunissant près de 110 personnes autour du thème « Comment rendrai-je à l’Éternel tous ses bienfaits envers moi ? », la célébration a établi un lien entre l’indépendance de la nation et une démarche de reconnaissance envers Dieu, avec un accent particulier sur l’indépendance spirituelle et financière.
Pour l’Église Évangélique Shammah Marcory, le choix du 7 août ne relève pas d’une simple coïncidence avec la fête nationale ivoirienne. Cette date est devenue, depuis 2011, un rendez-vous annuel consacré à la reconnaissance envers Dieu.
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Le pasteur Djilé Narcisse, pasteur hôte de la célébration, explique que cette tradition trouve son origine dans une orientation spirituelle qu’il affirme avoir reçue en 2011.
« En 2011, fin avril, le Seigneur m’a dit comme ça, de mettre le 7 août à part pour nous dire merci », a-t-il expliqué.
Cette décision intervient, selon lui, dans un contexte où plusieurs membres de la communauté vivaient dans des quartiers et des zones considérés comme à risque, mais avaient été épargnés de différentes situations difficiles.
« Beaucoup d’entre nous habitaient dans des quartiers, des zones à risque, mais en ont été épargnés. Donc, c’est une obéissance à la voix du Seigneur », a-t-il ajouté.
Depuis lors, chaque 7 août constitue pour cette communauté chrétienne une occasion de marquer un temps d’arrêt pour rendre grâce à Dieu.
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La célébration de cette année prend une résonance particulière puisqu’elle intervient le jour même où la Côte d’Ivoire commémore son accession à l’indépendance.
Pour le pasteur Djilé Narcisse, cette proximité entre la fête nationale et le culte d’actions de grâces permet également de porter une réflexion sur une autre forme d’indépendance.
« Et en même temps, c’est pour proclamer notre indépendance spirituelle et notre indépendance financière », a-t-il déclaré.
Ainsi, derrière la célébration de l’indépendance nationale se dessine, pour l’Église, une autre dimension : celle d’une liberté vécue dans la foi et d’une volonté d’affirmer une autonomie financière.
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Le culte devient dès lors un espace où la communauté rend grâce pour la protection dont elle estime avoir bénéficié, tout en réaffirmant sa foi en Dieu.
« Nous recevons tellement de grâces de Dieu »
L’orateur de la journée, le prophète Yvan Gouekou, a pour sa part axé son intervention sur la reconnaissance. Pour lui, les nombreux bienfaits reçus de Dieu constituent une raison suffisante pour que le croyant lui exprime sa gratitude.
« Nous recevons tellement de grâces de Dieu, que ce serait vraiment ingrat de notre part de ne pas lui dire merci », a-t-il affirmé.
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Le prophète Yvan Gouekou estime toutefois que cette reconnaissance ne doit pas rester uniquement au niveau des paroles. Elle doit également être concrétisée.
« Cette reconnaissance-là doit être matérialisée par quelque chose, par une offrande d’action de grâce », a-t-il poursuivi.
L’orateur a ainsi appelé les fidèles à bénir le nom du Seigneur en reconnaissance des grâces reçues et de ce qu’ils considèrent comme la fidélité de Dieu.
Le mot de bienvenue a été prononcé par Mademoiselle Beraka Divine, présidente de la jeunesse de l’Église Évangélique Shammah Marcory. La présence de la jeunesse a ainsi marqué cette rencontre qui, au-delà de son caractère cultuel, s’inscrit dans une démarche de transmission d’une culture de reconnaissance au sein de la communauté.
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À travers ce Culte d’Actions de Grâces, l’Église Évangélique Shammah Marcory a donc donné une dimension particulière au 7 août 2026.
Pendant que la Côte d’Ivoire célébrait son indépendance en tant que nation, l’Église, elle, a choisi de célébrer son indépendance spirituelle et financière, tout en reconnaissant sa dépendance envers Dieu.
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C’est cette articulation entre indépendance nationale, reconnaissance envers Dieu et indépendance spirituelle qui a donné son sens particulier à la célébration organisée au Temple Espérance.
Près de 110 personnes ont pris part à ce culte, devenu depuis 2011 un rendez-vous annuel de reconnaissance pour la communauté.
Ethan
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