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ACTUALITE
Date de publication : lundi 9 février 2015 - L’Eglise charliste est née : hors du charlisme, point de salut !![]()
La religiosité contemporaine, sans Dieu, est sans limites ; elle appréhende l’homme comme un objet qui a sa finalité en lui-même.
ic Zemmour souligne le paradoxe du « soixante-huitisme » : il vainquit parce qu’il fut vaincu. Un peu comme Jésus-Christ, qui ressuscita le troisième jour après sa crucifixion. Comme le christianisme fut l’œuvre de saint Paul, qui place cette résurrection au cœur même de la nouvelle religion, on peut se demander si le charlisme, quelques lustres après l’Annonciation, dont l’« angelot » fut Cohn-Bendit, n’est pas l’Assomption de la « rebellitude » cléricalisée, la formule enfin trouvée par le messianisme libéral pour encadrer les ouailles postmodernisés, et obliger les récalcitrants à « entrer » : « Compelle intrare ! » disait saint Augustin, reprenant une parole de la Bible. Voltaire eut son martyr : Calas. Plus tard, la gauche morale eut Dreyfus. Nous avons les Charlie, victimes, dans l’arène médiatique, de fauves sanguinaires. L’Église charliste est donc née, avec ses cardinaux exhibant leur componction « tartuffarde » sur le pavé parisien, les défilés processionnaires encensés par les prêtres médiatiques, ses icônes porphyrogénètes, sa communion solennelle, ses messes, ses sermons télévisuels, son catéchisme scolaire, et même les inquisiteurs ubiquistes, qui alimentent, grâce à la diligence de zélés délateurs, les tribunaux de la sainte laïcité. « Les idées perdront toujours leur procès contre les sensations », constatait avec perspicacité Antoine de Rivarol, explosant au passage la grotesque prétention des Lumières à régenter une société fabriquée de petites briques dotées de conscience rationnelle. La foule accouche de l’individu, non de la personne. Une frayeur sans nom, alors, s’empare de celui qui a encore la capacité de se différencier, de « penser mal », parce qu’il pense. Car la nouvelle religion, qui se targue d’évacuer toutes les religions, est peut-être la « pire » qu’ait engendrée l’Histoire. Toute spiritualité constituée, institutionnalisée, repose en effet sur un fondement, une vision de l’homme dont la légitimité vient d’un principe transcendant. L’homme n’est pas son centre, il se réfère à des valeurs qui le dépassent, mais aussi lui permettent de s’accomplir. Rien d’écrasant dans les sacralités traditionnelles, sinon la crainte des dieux, ou de Dieu. Car l’humain a des limites. La religiosité contemporaine, sans Dieu, est sans limites ; elle appréhende l’homme comme un objet qui a sa finalité en lui-même. Elle n’a plus affaire au divin, mais aux idoles. Et nous avons vu, avec consternation, des foules processionnelles immenses arborer des fétiches grotesques, reliques magiques, sotériologiques, dont on se distribue, par millions, les lambeaux, pour mimer caricaturalement les gestes d’une adoration scatologique, d’une dévotion pulsionnelle et obscurantiste, à l’image d’une société qui n’est plus qu’une grossière caricature de l’humanité. Retrouvez l'article sur bvoltaire.fr retour QUE PENSEZ-VOUS DE CET ARTICLE
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