REPORTAGE
Date de publication : jeudi 27 avril 2017 - Source : Ichretien.com
Côte d'Ivoire
Délormas, L'adoration est un état d'esprit, le reflet de votre vie
Pendant 6 jours, du 18 au 23 Avril 2017, à l'église des Assemblées de Dieu de Babré a bénéficié d'une formation ayant pour thème : Musique, louange et adoration, quel impact dans nos églises ? L'orateur Gnagne Delormas François, journaliste à radio fréquence vie, formateur de groupes musicaux et chantre s'est appliqué avec beaucoup de force et démonstration à cette tâche.
A partir de. Mt 2:8. il a dit qu'il est important d'avoir de véritables informations pour faire une adoration authentique. C'est qu'il s'est efforcé d'apporter des enseignements sur différents points.
La classe des Lévites a été choisi par Dieu, c'est donc dire que pour être un chantre il faut avoir reçu l'appel. Ce n'est pas une question de belle voix, mais d'être un appelé ayant reçu le don de Dieu.Dans nos communautés, dit-t-il, la musique est au cœur de toutes les activités sociales. Pareillement à l'église, elle est au cœur de la réussite du culte c'est pourquoi il est important de savoir ce qu'est la musique et son importance dans l'église.

La musique
L'orateur s'est apuyé ce jour sur Le Psaume 150 qui dit-il est une conclusion de tous les psaumes. Celui-ci donne un impératif : " que tout ce qui respire loue l'Éternel ! "
La bible nous recommande de louer Dieu avec toutes sortes d'instruments pour produire de la musique. Cependant la musique est entachée de difficultés ; dans sa définition et sa pratique.
Delormas a relevé qu'il y avait beaucoup de mal à donner une définition à la musique. Et même qu'il trouvait celle proposée par Rousseau insuffisante, à savoir : " quelque chose d'agréable aux oreilles ". Pour lui la musique pourrait se décomposer comme muse-ique ce qui serait donc la science de l'inspiration.

Musiques inspirées et musiques non inspirées
Pour le 3e jour il était question de faire la différence entre musique inspirée et celle qui ne l'était pas. L'orateu a montré qu'il etait necessaire de faire la différence entre elles car a-t-il avancé " la musique est pour l'esprit ce que la nourriture est pour le corps".
Au travers de Col 3:16 il a fait ressortir deux critères importants: le témoignage et la parole de Dieu. Il faut tenir compte du témoignage du chantre et des paroles contenues dans le chant. Il a fait remarquer que les chants inspirés traversaient le temps et les époques. Ainsi donc il a cité comme exemple "la terre en furie" du Pasteur Néné Bi 1974 et "oui, j'aime l'homme de Galilée" du Pasteur Jean Liga et enfin "nous étions dans les ténèbres" du Pasteur Kéhi Louis 1978.
Comme nous pouvons le constater, ce sont des personnes qui ont menés des vies de consécration et de sanctification condition sine qua none pour une louange inspirée de Dieu.
L'adoration
<<L'adoration est un état d'esprit, le reflet de votre vie>>.
À ce sujet, Delormas a dit que l'adoration pourrait bien prendre le sens de toucher la sensibilité de Dieu, "faire la cour à Dieu". On pourrait pour se faire utiliser toutes sortes d'images pour vanter le Seigneur, Ps 19.1-11. L'adoration ne se limiterait pas seulement à la la louange mais c'est aussi une attitude du cœur, notre vie de tous les jours. Pour terminer, il a insisté qu'il n'y avait pas d'adoration sans sacrifice.
Le Samedi, seuls les responsables de départements et les groupes musicaux étaient autorisés à être présents à la formation.
Ces deux entités se sont constitués en groupes pour recenser les critères requis pour faire paritir des responsables ou d'un groupe musical. Pour se faire ils se sont appuyés sur les passages de 1 Tm 3:1-13 et 1 Sa 16:14-23.
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Le formateur a tenu à souligner que même si nous ne sommes pas tenus d'être méthodiques pendant le culte, nous sommes toutefois ordonnés car conduits par l'esprit de Dieu. Alors il a invité les uns et les autres à respecter ce que recommande les passages cités plus haut. Le pasteur Kaboré à quant lui dit avoir pris bonne note des remarques et qu'il s'attellerait à y apporter des solutions.
Dernier jour du séminaire sur "musique, louange et adoration, quel impact dans nos églises?" Dimanche, jour d'adoration, l'ambiance est visiblement bien différentes de celles des jours précédents. L'église se retrouve vite bondé de ses membres. Tous sont venus plus nombreux célébrés le Seigneur Jésus Christ dans leurs plus beaux habits.
Adoration, louange et prières ont été conduit par le frère Kamenan.
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A l'heure de la prédication, place a été fait au formateur du séminaire, le chantre François Delormas. Il a entretenu l'église sur les ruses du diable dans l'adoration. L'orateur s'est évertué à porter des clarifications sur les termes : chanteur, chantre et chantre de l'Éternel. Le chanteur est celui qui chante. Le chantre a quant à lui pour fonction de célébrer une divinité ou une personne. Il a précisé qu'à l'église le terme approprié était le chantre de l'Éternel. Sa fonction est de chanter aux offices dans une église. C'est une personne consacrée à la tâche de louer Dieu. Ayant un bon témoignage et qui est baptisée d'eau et d'esprit. S'appuyant sur Ex 31.1-3, il a recommandé que tous ceux qui doivent exercer un service qui a trait à la chaire soient des frères convertis.
Autre point évoqué, "le feu étranger ". Partant de Nb 18:7 et 1 Ch 13:8, il a montré les conséquences à introduire un feu étranger dans l'adoration.
Il a d'abord indiqué que ceux qui n'étaient pas consacrés pour accomplir une tâche devaient s'abstenir de le faire, fussent-ils animés d'une bonne intention. Citant le cas d'Uza dans 1 Ch 13:8 qui a été frappé de mort pour avoir étendu la main sur l'Arche de l'Éternel pour l'empêcher de tomber. Alors que cela n'était réservé qu'aux Lévites et aux sacrificateurs.
D'autre part, même étant consacré on peut être frappé de mort comme Abihu et Nadab mourant devant l'Éternel pour avoir apporté un feu étranger pour offrir les parfums. Nb 3:1-4. Cela s'observe par l'utilisation d'expressions ou de rythmes païennes dans des œuvres musicales chretiennes ou dans le culte; Rythmes comme le Mapouka, le Wolosso, le lékiné ou encore le coupé-décalé.
Pour illustrer son propos, il a présenté Lolo Lolitta, chanteur congolais auteur du chant "Jeannot" qui a témoigné qu'effectivement beaucoup d'artistes pour avoir du succès signent des pacts avec le Diable ou chantent les louanges d'un démon. Et envoutent leur publique en utilisant des rythmes endiablés.
Le frère François Delormas a conclure en invitant les chantres à être vigilants, à vivre dans la consécration et à s'abstenir d'introduire dans le culte des choses du monde, au risque de s'exposer à la colère de Dieu.

Le groupe Asaph, groupe musical de l'église organisatrice du concert tenu le samedi, a par Mm Kamenan Rita accompagnée de la marraine Mm Bossi Monique a profité de l'occasion pour faire un don pour la construction du bureau pastoral.
Goua Honoré, un fidèle de l'église, a affirmé : il a mis tout à nu. Aujourd'hui, on est armé pour faire la différence entre les chants inspirés par Dieu et ceux qui ne le sont pas.
Cette formation a été très utile pour répondre à une question souvent posée : y a-t-il une différence entre chants inspirés par Dieu et celles qui ne le sont pas?
Aussi, il serait bon de savoir de quel traitement devrait bénéficier les chantres consacrés dans nos églises ?
Correspondant Nathanaël
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