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ACTUALITE
Date de publication : mardi 3 fvrier 2026 - Source : Ichretien.com avec Autre Presse AfriqueSud-Soudan : un pasteur emprisonné pour sa foi après la conversion d’une jeune réfugiée![]()
Dans le camp de réfugiés d’Ajuong Thok, au Soudan du Sud, la conversion au christianisme d’une jeune femme de 18 ans a déclenché une vague de tensions. Accusé à tort d’enlèvement, un pasteur protestant croupit en détention, tandis que l’Église locale redoute des représailles.
Un simple choix de foi a fait basculer des vies. À Ajuong Thok, vaste camp accueillant des réfugiés soudanais, le pasteur Joseph Shawish, responsable de l’Église baptiste Glory, a été arrêté le 20 janvier et placé en garde à vue après la conversion d’Amona Ibrahim Kaki, une jeune réfugiée originaire des monts Nouba, rapporte MorningStar News. Selon des sources locales, Hassan Ibrahim Kaki, frère musulman de la jeune convertie, a conduit de force le pasteur au poste de police du camp, l’accusant d’enlèvement. À ce jour, le pasteur reste détenu sans inculpation formelle. Amona Kaki a expliqué avoir découvert la Bible il y a deux ans, dans la chambre de son frère aîné. Elle la lisait en cachette, priant pour réussir ses études. « Dieu a répondu à mes prières », confie-t-elle. Convaincue, elle a placé sa foi en Christ, participant à un premier culte le 30 novembre avant d’annoncer officiellement sa conversion le 25 décembre. La réaction familiale a été immédiate et violente. Le 8 janvier, la jeune femme a été chassée du domicile familial. « Ma mère m’a poursuivie avec une pierre. Mon frère m’a dit que l’un de nous devait mourir », a-t-elle raconté, affirmant craindre pour sa vie en cas de retour. Face aux menaces répétées, les responsables chrétiens ont refusé de remettre la jeune femme à sa famille. « La renvoyer serait l’exposer à un grave danger », a déclaré un responsable religieux, évoquant un climat de peur et d’intimidation contre l’Église. La famille accuse l’Église d’avoir « fait changer de religion » à Amona et promet des « conséquences » tant que le pasteur ne restera pas derrière les barreaux. Les responsables religieux appellent le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés à intervenir d’urgence pour garantir la protection et, si nécessaire, la réinstallation des convertis menacés. Ils alertent aussi sur la vulnérabilité croissante des réfugiés d’Afrique de l’Est qui embrassent le christianisme dans les camps. Au Soudan, pays d’origine d’Amona, les chrétiens représentent environ 2,3 % de la population, contre 93 % de musulmans, selon le Joshua Project. Le pays figure au 4ᵉ rang de l’Index mondial de persécution des chrétiens 2026 publié par Portes Ouvertes. Bien que le Département d’État américain ait retiré le Soudan de sa liste de surveillance en 2020, les faits rapportés sur le terrain rappellent que, pour certains, la liberté religieuse reste un combat quotidien. Entre barbelés et espoir, à Ajuong Thok, la foi continue de coûter cher — parfois jusqu’à la prison. retour QUE PENSEZ-VOUS DE CET ARTICLE
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