En prélude à la sortie pastorale de la 28e promotion d’étudiants-pasteurs de la faculté théologique Freedom Covenant Séminaire Côte d’Ivoire (FCS-CI), prévue le lundi 25 mai 2026, ladite institution, en collaboration avec l’Union des Fils de Gamaliel (UFIGA), a initié une conférence théologique les vendredi 22 et samedi 23 mai 2026 à l’intention des futurs ministres de Dieu. Cette rencontre spirituelle et académique se tient au siège des églises Maison Royale de Christ pour les Nations (MRCN), sis à Yopougon-Selmer.
Placée sous les thèmes évocateurs « Le serviteur du serviteur de Dieu : quel impact pour l’Église du 21e siècle ? » et « La civilisation pré-adamique : mythe ou réalité biblique ? », cette conférence vise à renforcer les capacités spirituelles, doctrinales et managériales des serviteurs et servantes de Dieu appelés à exercer leur ministère dans un environnement ecclésial de plus en plus exigeant.
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Pour cette journée inaugurale du vendredi 22 mai 2026, le patriarche Albert Amoikon Adadé a entretenu l’assemblée sur le thème relatif au rôle du serviteur du serviteur de Dieu et à son influence dans l’évolution du ministère.
Dans une intervention dense et marquée par des exemples bibliques, l’enseignant a mis en garde les leaders et futurs responsables d’Église contre les comportements destructeurs de certains collaborateurs, susceptibles de conduire un ministère vers le déclin, voire l’effondrement.
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Selon lui, certains serviteurs adoptent des attitudes qu’il a qualifiées de « Waiting position » et « Killing position ». La première, qu’il définit comme une posture d’attente passive, concerne des collaborateurs qui refusent de s’investir véritablement dans l’œuvre de Dieu, attendant parfois la chute ou la disparition du leader spirituel pour aspirer à sa succession.
La seconde, plus dangereuse encore selon l’orateur, désigne des collaborateurs qui œuvrent en sourdine à fragiliser le ministère de leur responsable spirituel. « Ce sont des tueurs de ministère », a-t-il martelé, expliquant qu’ils sèment discrètement la division, discréditent le leader dans le cœur des fidèles et cherchent constamment à relever ses imperfections, « vivant avec lui comme Brutus auprès de César ».
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S’appuyant sur plusieurs références bibliques, notamment Deutéronome 3:21 et Luc 6:12-13, le patriarche Albert Amoikon Adadé a souligné combien il devient difficile, au 21e siècle, de trouver de véritables collaborateurs fidèles et loyaux dans les ministères.
Il a identifié plusieurs facteurs explicatifs à cette problématique récurrente, parmi lesquels le problème de généalogie spirituelle, estimant que plusieurs personnes évoluent aux côtés des serviteurs de Dieu sans véritable enracinement spirituel ni filiation ministérielle. « On ne peut réussir dans le ministère sans sortir des entrailles de quelqu’un », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’un accompagnement spirituel structuré.
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L’orateur a également évoqué le déficit de reconnaissance de la paternité spirituelle, le refus d’adoption spirituelle, le manque de compréhension de son appel ministériel, ainsi que l’insuffisance d’un enseignement approprié sur la vie de l’Église comme autant d’obstacles à l’émergence de bons collaborateurs.
À l’en croire, un véritable collaborateur doit avoir « le cœur d’un fils et non celui d’un concurrent », tout en comprenant que « la bénédiction du serviteur est attachée à la réussite du leader ».
Présent à cette rencontre, le prophète Lori Guigui, enseignant à Freedom Covenant Seminary, recteur du campus de Koumassi et membre de l’UFIGA, a salué la pertinence des enseignements dispensés dès cette première journée.
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Selon lui, cette conférence répond à un besoin réel au sein du corps du Christ, marqué aujourd’hui par de nombreuses controverses doctrinales et relationnelles. « Il est très important d’aborder ces sujets parce qu’aujourd’hui il y a trop de polémiques, allant de la civilisation pré-adamique aux comportements des serviteurs de Dieu », a-t-il indiqué.
Le responsable académique a également estimé que cette initiative constitue un complément essentiel à la formation des étudiants-pasteurs. Après deux années d’apprentissage théologique, cette conférence vient, selon lui, leur fournir des rudiments supplémentaires afin de les rendre plus aguerris face aux réalités du ministère pastoral.
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Poursuivant cette dynamique de formation, l’apôtre Kouakou Omer, enseignant à FCS, animera la journée du samedi 23 mai autour du thème « La civilisation pré-adamique : mythe ou réalité biblique ? », un sujet qui suscite depuis plusieurs années de nombreuses discussions dans les milieux théologiques.
À travers cette conférence, Freedom Covenant Seminary et l’Union des Fils de Gamaliel entendent contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de serviteurs de Dieu, mieux formés, solidement enracinés dans les Écritures et équipés pour conduire efficacement leurs ministères respectifs dans un monde en pleine mutation.
L'Album complet ICI
Eliakim
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