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ACTUALITE
Date de publication : mercredi 4 fvrier 2026 - Source : Ichretien.com avec Autre Presse InternationalGéants, Bible et archéologie : quand un papyrus égyptien bouscule le scepticisme moderne![]()
La redécouverte d’un document antique relance le débat sur l’existence des géants évoqués dans l’Ancien Testament et interroge la frontière entre histoire, foi et archéologie.
Et si certains récits bibliques, longtemps relégués au rang de mythes, reposaient sur une réalité historique plus solide qu’on ne le pense ? C’est la question que remet sur la table la redécouverte d’un document égyptien antique : le papyrus Anastasi I. Daté du XIIIᵉ siècle avant J.-C. et conservé depuis 1839 au British Museum, ce texte intrigue aujourd’hui théologiens et chercheurs en raison de descriptions physiques troublantes. ![]() Le papyrus Anastasi I prend la forme d’une lettre adressée par le scribe Hori à son collègue Amenemope. Il y décrit un passage périlleux du Levant, infesté de membres du peuple Shosu (ou Shasu), des nomades redoutés. Leur particularité ? Leur taille, estimée entre « quatre et cinq coudées ». Rapportée à la coudée égyptienne – environ 50 centimètres –, cette mesure situe ces individus entre 2,03 mètres et plus de 2,59 mètres. Dans un monde antique où la taille moyenne d’un homme avoisinait 1,57 mètre, ces silhouettes devaient paraître gigantesques, voire terrifiantes. Hori insiste d’ailleurs sur leur apparence et leur dangerosité, décrivant des ennemis « au visage féroce », dissimulés dans un col montagneux stratégique. Si certains chercheurs avancent l’hypothèse d’un texte satirique à visée pédagogique, la précision des données géographiques et militaires affaiblit l’idée d’une simple parodie. Pour de nombreux lecteurs de la Bible, ces descriptions rappellent immédiatement plusieurs passages de l’Ancien Testament. Le livre de la Genèse évoque l’existence des géants avant et après le Déluge (Genèse 6:4). Le livre des Nombres rapporte la peur des explorateurs israélites face aux fils d’Anak, décrits comme immensément plus grands qu’eux (Nombres 13:33). Deutéronome mentionne quant à lui Og, roi de Bashan, dont le lit mesurait plus de quatre mètres. Le terme hébreu Nephilim fait débat depuis des siècles. Pourtant, plusieurs théologiens conservateurs défendent une lecture littérale de ces textes. Le théologien Michael Heiser, souvent cité à tort par les sceptiques, affirmait lui-même que Genèse 6 décrivait une transgression surnaturelle impliquant des êtres célestes, même s’il restait prudent sur la question de la taille physique comme preuve archéologique. D’autres figures reconnues du monde évangélique sont allées plus loin. Chuck Missler voyait dans les Néphilim une corruption profonde de l’humanité, expliquant la radicalité du Déluge. Gary Wayne, dans The Genesis 6 Conspiracy, établit des liens entre les géants bibliques et les récits de nombreuses civilisations antiques, suggérant que la Bible aurait conservé la version originelle d’un événement fondateur. Les chercheurs d’Answers in Genesis défendent également l’historicité des Anakim, Rephaïm et Néphilim, les considérant comme des peuples réels aux caractéristiques physiques exceptionnelles. Les sources extrabibliques ne manquent pas. Les textes d’exécration égyptiens évoquent des ennemis nommés ly anaq, rappelant fortement les Anakim. Des bas-reliefs de la bataille de Qadesh montrent des captifs Shasou dominant les autres prisonniers par leur stature. Une tablette cananéenne mentionne un certain Rapiou, roi d’Ashtaroth et d’Edrei — des lieux associés dans la Bible au roi Og et aux Rephaïm. Pour certains chercheurs, cette convergence de noms, de lieux et de descriptions dépasse la simple coïncidence. Les sceptiques soulignent l’absence de restes osseux de géants. Mais l’argument est fragile. L’archéologie repose sur des fragments, et des civilisations entières ne sont connues que par quelques tessons ou inscriptions. De plus, selon le récit biblique lui-même, ces peuples auraient été largement exterminés par des conflits et des jugements divins. Le British Museum présente prudemment le papyrus Anastasi I comme un document militaire, sans interprétation surnaturelle. Une posture scientifique compréhensible. Pourtant, même sans parler d’anges ou de créatures hybrides, le texte atteste qu’au Proche-Orient ancien, des peuples étaient perçus comme exceptionnellement grands, puissants et menaçants — exactement dans les régions décrites par la Bible. Pour les croyants, l’enjeu n’est pas de triompher dans un débat académique, mais de reconnaître une cohérence. La Bible ne fuit pas le surnaturel, car elle affirme que la réalité ne se limite pas au visible. Le même Dieu qui ouvre la mer et ressuscite les morts n’est pas limité par les catégories modernes. Parfois, l’histoire ne crie pas. Elle murmure. Et il arrive que ce murmure prenne la forme d’un vieux papyrus jauni, rappelant que certaines pages de la Bible pourraient être bien plus proches de la réalité historique qu’on ne l’admet volontiers. retour QUE PENSEZ-VOUS DE CET ARTICLE
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